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Dans
ce 2ème volet de la tétralogie des « Quatre
saisons », Daniel VILLANOVA s'évertue à perpétuer
cette longue tradition de l'acteur?miroir et continue à
placer obstinément le théâtre au centre de
la vie des hommes. «... Notre réalité »
est au fond une monnaie d'échange sur laquelle on nous
demande de nous accorder pour être sûrs de parler
des mêmes choses Elle suit donc des cours ( à la
Bourse de préférence !), elle subit des dévaluations
comme elle peut être stable, ou, parfois, disparaître
pour être remplacée par une autre « réalité
» tout aussi pragmatique et sécurisante pour ceux
qui ont besoin d'avoir « les pieds sur terre » !
Dans son théâtre, l'humoriste, lui, prend cette menue
monnaie (trop convenue à son goût) et d'un geste
insouciant la jette en l'air. Apparaît alors, dans l'apesanteur
du vol (l'espace d'un court instant) une autre lecture du réel,
puis la surprise et l'émerveillement devant la chose dévoilée. |
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Grève
du pain dans le village ! La nouvelle a fait l'effet d'un coup
de tonnerre ! Mais comment en est?on arrivé là ?
Pourtant le coeur de l'hiver battait comme un métronome.
Tout s'annonçait si bien une fois de plus ! Le temps était
clément ; les skieurs avaient bien réservé
leur hôtel dans les Alpes ; Maya était plus active
que jamais ; Monseigneur bénissait la crèche ; la
bûche: un vrai bijou !; le Carnaval promettait d'être
inoubliable ; Félicien réunissait enfin sa famille
au grand complet pour Noël ; Madame Augustin pouvait aller
à Lourdes ; Raymond avait remis sa maison à neuf,
la greffe d'Émile avait pleinement réussie ; les
artisans croulaient sous le travail ; Monsieur Dubreuil était
à nouveau parmi nous...
Mais... Mais la réalité est fragile... Elle côtoie
sans arrêt l'inimaginable et elle a parfois de ces grimaces
impayables qui nous forcent à rire d'elle... et de nous
!
Daniel VILLANOVA |
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